-Parce que je le vaux bien-
Je pense qu’il est temps de faire le point. Cela fait un petit moment que je ne me suis pas penchée sur mon nombril et que je ne vous ai pas fait part des circonvolutions de ce dernier. Donc, comme je sens que le sujet vous passionne d’avance, je m’en vais vous parler de MOI.
1ère étape, ô combien essentielle, ma semaine parisienne mode « squattage chez Gauthier ». Je prends l’avion le samedi en début d’après-midi, encore assez floue (oui j’ai bu le vendredi soir). Je fais le point pendant le vol, j’ai un commandant de bord charmant qui nous fait les commentaires « Nous survolons actuellement Limoges, notre descente vers Paris commencera aux abords d’Orléans blabla ». Très communicatif le monsieur. Limite névrosé. Bref, j’atterris à Orly et là commence l’enfer. Je suis une fille. Je pars en voyage une semaine. Il est donc absolument évident que j’ai besoin d’avoir avec moi TOUTE ma garde-robe. Vous avez déjà traversé la moitié de la capitale avec une valise bon marché pas pratique pour un sou pesant exactement 18.7kg ??? Je vous assure que le parcours du combattant à la Légion c’est une promenade de santé à côté. PUTAIN QUELLE GALERE ! 2h plus tard, j’arrive enfin chez Gauthier.
Première soirée. J’ai le choix entre retrouver Jeff, mon musicien dont je vous avez parlé dans un précédent article, sortir avec Gauthier et Nina, ou rien. 1ère option : Jeff, qui doit me « téléphoner demain » depuis environ 2 mois. 2ème option : soirée vodka chez une amie de Gauthier, alors que j’ai fait tout le trajet avec la gueule de bois de ma soirée de la veille. J’opte donc pour la 3ème option, et je me fais une ballade dans le quartier suivie d’une sympathique soirée Mac Do/MSN/les 100 et quelques chaînes de télé de mon logeur. Gauthier découche ce soir-là, j’ai donc le lit pour moi toute seule… Franchement, vous me direz que c’est pas la peine d’aller jusqu’à Paris pour ça, mais j’ai passée une TRES bonne soirée. Dimanche. J’ai l’immense privilège d’apercevoir le joli petit américain de Gauthier au réveil. Repas à midi entre Vingtenaires à la gare (oui, et alors ?) en charmante compagnie. L’après-midi, promenade à Montmartre avec Gau-gau, Nina et son triptyque, puis on se pose prendre un verre dans un café. Tirages de cartes, Coca à 5€ pour les 2 compères (sic), chocolat chaud pour moi, conversations graveleuses coquines et fous rires pour tout le monde. Le soir, nous avons mangé des cocktails dans notre bar préféré à nouveau entre Vingtenaires à nouveau en charmante compagnie.
Bon, je vais pas vous faire toute ma semaine, ça risque de vous lasser. Donc, ce qu’il faut retenir :
- Versailles c’est humide, tout plein de tractopelles et d’enfants aux profs d’Histoire-Géo sadiques.
- Le Sexodrome de Pigalle ne vaut pas le Sexy Center toulousain. Si vous avez des achats sexy à faire, descendez dans le Sud ou allez sur Internet.
- Nina peut avoir un orgasme à la simple vue d’une baignoire cassée abandonnée sur un trottoir.
- Lors de mon prochain séjour, je jette le réveil de Gauthier par la fenêtre, voir même Gauthier avec.
- Je n’y connais rien en rap américain. La prochaine fois que je bois un chocolat chaud à côté d’un rappeur hyper connu, je veux qu’on me le signale.
- On peut très bien survivre une semaine en ne se nourrissant presque exclusivement que de Mac Do, de Kinder Délice et de cigarettes. Et on grossit même pas.
-On peut parler cul à voix haute dans les cafés parisiens, personne ne comprend c’est rempli de touristes étrangers.
- Quand il y a un ivrogne bien relou dans le métro, il est forcément pour moi. Ca doit être mon côté psy…
- Les serveurs du Mac Do Bastille sont les plus lents du monde. Je dirai même que l’appellation « Fast-Food » devrait leur être retirée.
- Je hais le Tango. La prochaine fois que j’entends du Tango je mords quelqu’un.
- Les films de cul gays sont aussi nazes que les films de cul hétéros. Si, c’est possible.
- Je veux un MAC (j’avais l’air fine à mon retour à faire F9 toutes les 10 secondes sur mon PC).
- Gauthier et Nina se partage un neurone unique. C’est vous dire le boulot qu’il a.
- J’adooore Paris.
Voilà. Ca, c’est fait. Revenons à mon Jeff. Je l’ai finalement vu la veille de mon départ, il jouait avec son groupe dans un club très sympa. Il s’est bien évidemment confondu en excuses plus ou moins bidon à propos de son silence. Je lui ai bien évidemment fait comprendre qu’il avait pas assuré une cacahouète. Mais je dois bien avouer que le coup de cœur est toujours présent, même si carrément refroidi. J’ai passé une excellente soirée, qui s’est soldée par un nouveau petit bisou entre nous. Je sais, il ne le méritait pas, mais j’en avais envie. Et puis avec ce que je lui ai dit, il doit encore s’en ronger les doigts de ne pas m’avoir donné de nouvelles pendant ces 2 mois !!! Donc, tout va bien de ce côté-là, il va gratter les murs jusqu’à ce que l’on se revoie cet été.
Sujet délicat maintenant : mon petit cœur. Comme je n’aime pas trop parler de ce qui m’importe vraiment quand c’est encore à chaud, je serai brève, précise, claire et directe.
MAIS PUTAIN POURQUOI J’AI PAS DE BOL COMME CA C’EST PAS HUMAIN UNE LOOSE PAREILLE PUTAIN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà. Depuis le début de la semaine Nina me répète inlassablement 2 choses : « Dérivatif » et « I Will Survive », donc, bon, je commence à me faire à l’idée. N’empêche, je commence à me poser des questions, et je pense que je suis loin d’être la seule. J’ai 26 ans, et je trouve que le temps passe très vite. J’apprécie toutes mes expériences de vie, les bonnes comme les mauvaises, mais va arriver un moment où j’en aurai ma claque des expériences, et où j’aimerai bien arrêter d’expérimenter. J’espère juste que ce moment n’arrivera pas trop tard (s’il arrive un jour ce con-là). Prince Charmant, toi qui m’écoutes, montre-toi ! Où te caches-tu ? Oh ducon !!!! J’te cause !!!!
Donc d’ici-là, ben je dérivatif-e à fond (du moins, j’essaye) et j’écoute Gloria Gaynor à fond toute la journée (non, là je mens, j’y arriverai jamais).
(Si cet article dépasse le quota autorisé de « moi », de « je », de « j’ », de « ma/mon/mes », c’est normal. Je vous avais prévenu, ce texte est essentiellement, entièrement, totalement, honteusement à donf narcissique.)
Comm' & Papotages